Après deux diplômes dont un d’infographiste, et une expérience de trois ans dans un studio photo, Yassine Daoudi est devenu photographe indépendant de mariage et de portrait depuis 2012.
Yassine s’est installé dans la région de Toulon dans le sud de la France et travaille principalement dans les villes de Marseille, Aix-en-Provence, Avignon, Montpellier, Cannes, Saint Tropez et Nice. Il se déplace occasionnellement dans d’autres régions de la France et au Maroc pour des mariages ou prestations privées.
Pour Yassine Daoudi, «les images sont précieuses, car elles pérennisent nos souvenirs, quand notre mémoire s’évapore. C’est pour cela que ce métier est passionnant. Et c’est aussi une grande responsabilité.»
Il considère que «la photographie engage une complicité entre le photographe et son sujet, c’est pourquoi le relationnel est primordial. Etre à l’écoute des gens, observer, questionner, contribuent à l’obtention de belles images.»
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Commentaires de Yassine Daoudi sur les mots que nous lui avons proposés.
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Le mariage
Mon entreprise se base sur le mariage à 80%. Mon orientation est venue tout naturellement pour me spécialiser dans ce créneau. C’est un thème où je m’épanouie. Chaque mariage est différent, même si on a souvent le même déroulement.
C’est toujours un challenge pour moi d’immortaliser cette journée que les mariés préparaient depuis des mois. C’est des moments qui ne se reproduisent pas. Le photographe est sollicité pour mémoriser cette journée exceptionnelle et pouvoir la revivre plus tard.
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Toulon
Quand je suis arrivé à Toulon, je n’ai pas été dépaysé. Venant de Témara (à coté de Rabat) j’ai retrouvé les mêmes repères : soleil, plage et une bonne communauté maghrébine.
Pour ceux qui ne connaissent pas Toulon, Il y a la base navale avec le plus grand port militaire français et son porte-avions le Charles-de-Gaulle. On est à proximité de Marseille, Saint-Tropez, Nice et Monaco.
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Le Maroc
Mon sang et mon cœur. J’y suis né et j’espère revenir y développer mon entreprise. D’ailleurs j’ai commencé à proposer mes services en mariage depuis quelques mois et j’ai déjà plusieurs demandes. Beaucoup n’aboutissent pas, nos parents n’ont pas la culture des belles photos. Mais beaucoup de jeunes qui se marient sont conscients de ce qu’une belle photo pourra leur apporter en émotion et en patrimoine familial qui durera dans le temps qu’ils pourront laisser à leurs descendants comme souvenirs.
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La musique
J’ai l’avantage de couvrir des mariages de différentes cultures : marocaine, tunisienne, algérienne, irakienne, française … et aussi des mariages mixtes. Cela m’inspire, j’apprends aussi à connaitre leurs styles musicaux.
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Le flou
Flou intentionnel ou pas ? Tout dépend de la destination de la photo. Il m’arrive de jouer sur le flou pour donner un sens à ma photo par le biais de la profondeur de champ ou par la vitesse pour suggérer le mouvement. Des fois je suis pris de court, et ma photo est floue … je la livre à mes clients quand même si elle dégage une émotion.
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L’internet
Merci à Internet! Je suis un autodidacte qui a beaucoup appris grâce à Internet. On trouve les réponses à toutes nos interrogations par de simples clics. C’est aussi un moyen pour promouvoir mes réalisations. Avec mon site www.daoudi.fr, je peux exposer mon travail en dépassant les frontières.
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Noir et blanc
L’idée d’avoir une photo en noir et blanc vient avant même de déclencher. Il m’arrive également de me décider après, quand j’ai beaucoup de nuances de couleurs pour mieux se concentrer sur l’essentiel.
L’avantage du numérique est de pouvoir changer son choix en retouche. Du coup, toutes mes photos sont prises en couleurs pour être traitées plus tard.
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Le professionnalisme
Beaucoup le prennent à la légère et ne font pas la différence entre rendre des comptes à son client et aller faire quelques photos pour son propre plaisir.
Quand un client fait appel à nous c’est pour notre style photographique particulier, notre professionnalisme et aussi pour respecter ses idées et ses exigences.
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L’instant décisif
Chaque photo se base sur un instant T qui ne se reproduira jamais. Il faut rester concentré du début jusqu’à la fin de la prestation pour pouvoir capturer tous les regards, gestes et émotions et bien réussir sa photo.
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Le plaisir
Le jour où je n’aurais plus de plaisir à faire des photos, je changerai de métier. Je suis toujours motivé pour aller immortaliser des événements et partager tous ces moments uniques avec mes clients et leurs invités.
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Photoshop
Mon workflow commence par le tri des photos prisent en raw sur lightroom puis les corrections colorimétriques, surtout en mariage avec les lumières changeantes le soir. Comme tous les autres photographes, j’utilise Photoshop pour les retouches approfondies afin d’enlever les éléments indésirables.
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Le vide
Qu’est ce que j’appréhenderais? «Le vide» à mes débuts dans la photo. Je me disais toujours qu’est ce que je peux faire face à un client quand on n’a pas d’idées précises et comment composer sa photo.
Avec l’expérience, on n’y pense même pas. Je suis plus concentré sur la composition de ma photo et comment les personnes, devant moi, peuvent ressortir et faire apparaitre leurs complicités et leurs émotions.
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L’émotion
Tout mon travail se base sur l’émotion! Je suis toujours à la recherche d’un moment de complicité entre les personnes pour le retranscrire à ma façon en image. C’est ce qui fait la différence entre un œil avisé d’un professionnel et celui d’un amateur.
Si je devais faire un choix entre l’émotion et la technique, ça serait, sans aucun doute, l’émotion que dégagerait la photo. Il faut évidement connaitre les différents réglages de son appareil photo et savoir les faire varier selon les situations.